lundi 18 janvier 2010

Not my kinda guy, but...

Il connaît rien à la musique. Rien au cinéma. Rien à la littérature. Rien à rien... Il portait la nuque longue il n'y a pas si longtemps. Il a cet accent normand un peu beauf. Parfois, il joue au Kéno dans les rades de Nogent. Il a la gueule marquée par des histoires sordides, et aussi un peu par le Whisky. Beaucoup de Whisky. Il aime regarder le foot à la télé. Il regarde aussi les jeux populaires de la Une vers 19h. Ca le détend apparemment. Il regarde des épisodes de "l'Instit'" jusqu'au bout. Il s'énerve un peu pour rien, tout seul. Il ne sait pas raconter les histoires mais en raconte souvent. Il fait plus de fautes d'orthographes qu'un collégien qui retape son BEPC depuis 3 ans. Il connaît tous les cas sociaux qui font les fonds de verre dans les bars pourris. Il met beaucoup trop de gel dans les cheveux. Il a fait l'armée. Il a aimé ça. Il ne s'est jamais servi d'un ordinateur, il ne fait d'ailleurs pas la différence entre un mac et un PC. Il a jamais vu le Louvre, ni un film de Kubrick. Il ne connaît pas Tom Waits, les livres de Kerouac, même pas Amélie Nothomb. Il aime les filles en bas résilles. Il ne fait pas la différence entre les Black Eyed Peas et Parliament. Il aime les restaurants chinois qui font réchauffer les plats au micro-onde. Il ne connaît pas Barcelone, il ne connaît pas l'art contemporain.
Ce n'est pas un garçon pour moi. Mais...

Il est menuisier. Il travaille avec ses mains. De grosses paluches cornées avec des doigts d'homme épais et forts. Il sait tout construire, tout réparer. Il peut me soulever. Parfois, je fais la vaisselle, ou je regarde la télévision et puis, je tourne la tête et il est là à me regarder, comme si j'étais ce qu'il y avait de plus beau sur terre. Il me le dit. Souvent. Ou il rit. Parce que je ne sais plus où me mettre. Il a des mains faites pour mon corps. Il effleure ma peau comme si j'étais très précieuse. Il chuchote pour me dire qu'il m'aime. Il fait semblant d'aimer ce que je cuisine même si c'est dégueulasse. Je peux tout lui demander, il répond "oui, mon coeur". Il range toutes mes affaires, les repasse, tout est bien propre chez lui. Il m'a acheté une brosse à dent et des draps de bain pour chez lui. Il réagit avec extase à la moindre de mes attentions. Il m'encourage tout le temps. Il voudrait m'acheter des belles fringues, il voudrait réparer ma voiture. Il aime me regarder quand je peins mes ongles. Il aime me regarder manger. Il aime me regarder travailler. Il aime que je colle mes pieds gelés contre les siens. Il me réveille en caresses, et quand j'ouvre les yeux, il pose une tasse de chocolat chaud et des biscuits à la myrtille à côté de moi. Pourtant, il ne déjeune pas le matin. Et puis il me regarde très profondément, et me fait l'amour. Et ça me fait pleurer. Il veut m'emmener à la campagne. Il veut me garder, il veut me protéger.

Ce n'est pas un garçon pour moi, mais...
je crois que je l'aime.

vendredi 11 décembre 2009

Mononucléose (ou l'ennui profond d'une geek adulte)

Je suis partie un peu trop longtemps. D'ici et d'ailleurs.
Nouvel appart, nouvelles fringues, nouvelle carte de visite.
Nouveau moyen de transport : mes pieds.
Nouvelles rencontres? non.
Nouveau mode de vie? L'emmitouflage de l'hibernée chronique en son lit-cocon avec une forte tendance geek et boulimique.
En somme. Rien. Et tout.

Tout a changé. Et tout est désespérément normal. L'excitation réside en l'interdit. Le tabou fait se sentir vivant. Mais quand tout est là, à portée de main, flasque, attendant mollement la main tendue, ça fait pas envie.
Donc, je m'ennuie. Profondément.
Quand je sors un peu, on ne me drague plus. On ne me regarde plus. On me tape gentiment le dos. On m'aime bien. Je suis coole. Voilà. Merci, au revoir.
Alors je gagne mes sous, je vais faire les courses, je fais la popotte, la lessive, le balai, la vaisselle. Puis je me mets des heures devant des séries de geek en bouffant jusqu'à l'implosion. J'arrive plus à écouter Mötörhead : c'est trop fort. Je regarde plus les garçons : ça m'intimide. Je me couche tôt : je suis fatiguée. Je gueule un peu : les voisins sont trop bruyants. Je suis contente : j'ai décoré un sapin de Noël.
J'ai hâte de rentrer de temps en temps voir la famille, pour que ça gueule un peu à table, pour que ça se révolte, pour qu'il y ait un peu de controverse et d'éclats de rire. J'en arrive là, tout de même.

Jamais je n'aurai pensé qu'être adulte, c'était aussi profondément chiant.

Mission de régression en cours : boire, danser, baiser. En même temps. Et rapidement. D'avance merci.

mardi 27 octobre 2009

Shiny And Sparkly And Splendidly Bright

Impasse.
Transfert manifeste.
Repli émotionnel.
Régression fantasmatique.
Boulimie chroniques.
Absences.
Crises de larmes et de dressing.
Tendance à l'obsession.
Impossible de s'en remettre, manifestement.
Un mur porteur s'est écroulé et j'arrive pas à tenir debout.
Je crois que je vais aller consulter.

Il est temps de grandir jeune fille!
(- Plutôt crever.)

"Last night I saw upon the stair
A little man who wasn’t there
He wasn’t there again today
Oh, how I wish he’d go away"
William Hughes Mearns

mercredi 21 octobre 2009

La grande bouffe

J'ai faim. J'ai tout le temps faim.
J'ai une alimentation on ne peut plus chaotique. Je bosse, j'oublie de manger, donc, j'ai faim. Des gargouillis me réveillent toutes les nuits, je suis à deux doigts de bouffer les meubles. A 3 heures du matin, quand d'autres rêvent à leurs amants, j'imagine le garde-manger de Gargantua, des banquets orgiaques, des cornes d'abondance, de la bouffe à profusion. J'ai les crocs, grave. Oubliés, le bon goût et la diététique, j'avalerais n'importe quoi. Sauf des rognons ou des tripes. Parce que c'est quand même dégueulasse les rognons et les tripes. Les huitres aussi, c'est dégueu.
J'ai l'estomac béant et j'enfle comme un ballon. Ou plutôt je me creuse à l'intérieur. Il y a du vide au fond de mon estomac, il y a du vide dedans partout en fait.
Ces derniers mois, j'ai été bouleversée, abattue, revigorée, en pétard, chevaleresque, rentre-dedans, essoufflée, sportive, endurante, enrhumée, nostalgique. J'ai surtout été en colère je crois. Et là, rien. Plus rien. Alors que tout s'accomplit sous mes yeux.
J'ai jamais gagné autant de cash en faisant de la musique. J'ai le portefeuille rempli de billets parce que j'ai poussé la chansonnette. C'est censé être le pied. J'ai des potes formidables, j'ai la tête de l'emploi, j'ai de la suite dans les idées, je vais au sport plusieurs fois par semaine (si, si, j'te jure), je monte mon business, et chose totalement révolutionnaire et inattendue... je déménage. Dans un endroit où tout est encore mieux que ce que j'avais pu espérer. C'est censé être le pied d'enfer.
Sauf que... ça l'est... pas... tout à fait... c'est...bizarre...mais ça va...mais bon...c'est pas non plus...alors que si, quand même....mais.....rien à faire...
J'ai faim. C'est incompréhensible.
La bonne fée a claqué des doigts, tout se réalise. Je joue pour des gens, je chante à la gloire de Dieu-le-père, je collabore, j'apprends, je vois Prince (Prince! putain d'apparition, une révolution en soi), je vais habiter dans un cadre idéal mais...
j'ai la dalle. Y'a rien dans le frigo, ça me fous en rogne.

Je crois qu'il est grand temps que je mette fin à mon ridicule voeu d'abstinence. Il est temps que je reparte à la chasse à l'homme. Avant que je me mette à bouffer jusqu'à l'explosion. Et que je perde définitivement ma joie de vivre.
C'est dommage... Tout ce que je voulais, c'est arrêter les banquettes de voiture, les portes cochères, les cages d'escalier. J'en aurai bien voulu un qui compte un peu. Mais un an d'abstinence, ça commence à sérieusement endommager ma santé mentale. Alors, les hommes... euh.. ouais... comment ça marche déjà?...
J'ai été sportive, endurante, enrhumée, nostalgique, fiévreuse, poilante, poilue, timide, fatiguée. Mais je n'ai pas été amoureuse. Du tout. Depuis presque 7 ans. Et j'ai l'estomac béant. A mon âge, ça craint.

vendredi 18 septembre 2009

Le monde est stoned. (note écrite sous médications à effets psychédéliques)

Déjà, ça me fait plaisir de corriger cette faute de conjugaison : Le monde n'est pas "stone", mais stonED. (voix passive anglaise, donc passage à l'infinitif passif avec "ED" à la fin du verbe à ne pas confondre avec l'adjectif simple français qui par conséquent s'accorde au sujet mais ne se conjugue pas. Exemple : "je suis foncedée." ). La défense du patrimoine passe d'abord par la rédemption de la langue, bande de cons.
Vu que ma vie sentimentale m'emmerde au plus haut point (raison pour laquelle je n'en parle plus jusqu'à nouvel ordre, et autant dire que le nouvel ordre, il est pas près d'arriver), je vais vous parler de ma santé et par de subtiles analogies et associations d'idées, de l'avenir du monde. "Vaste programme" pourriez-vous me dire comme le mentionna en bas de marge cette enseignante de fac qui avait annoté avec ironie l'introduction d'une ambitieuse dissertation sur l'histoire de l'art que je rédigea de ma blanche main et qui, par la suite fut notée sur l'ensemble d'un 36/40. Ce qui prouva que malgré tout le cynisme du corps enseignant face à mes ambitions scolaires, je peux très bien réussir à leur clouer leur claque-merde.
Donc, ne doutez point de mes talents rhétoriques qui pourraient vous faire prendre des vessies pour des lanternes, finger in ze nose.

Ma santé chie dans la colle, ces jours-ci. J'étais peinarde, en train d'établir, en compagnie d'une amie fleur des champs, des théories sur les ambitions abjectes de dirigeants industriels qui selon nous, organisaient de sombres complots destinés à nous empaler la tronche concernant la grippe AH1N1. En effet, il me semblait fort probable que cette pseudo grippe fut tout bonnement créée de toute pièce afin d'augmenter nos consommations de médicaments blancs, de pilules de couleur, de liquide désinfectant, et d'anti-bobos en tout genre.
Je constate aujourd'hui que nous avions à moitié tords.
Parce que, d'une part, quelques jours après, je choppa la dite saloperie de grippe AH1N1. Rien de formidable comparée à la grippe normale : crâne en implosion, nez dégoulinant, incendie de gorge, courbatures emmerdifiantes, fièvre bouffante et vitalité niveau -5 (proche en fait du degré "Vincent Delerm"). Pas la super patate. Etrangement, je fus tout d'abord assez fière d'être aussi "in", ché-bran, trendy! Cette grippe fait la Une et n'étant pas une meuf de toutes les tendances, ça fait drôlement plaisir d'être pour une fois en accord parfait avec l'actu et les modes. Elle l'a pas Kate Moss, la grippe A, hein? Qu'elles retournent vomir leur quart de pommes, les gravures de magazines, je suis au top de la mouvance avec mon thermomètre à 39 dans le fion.
Sauf que, passé cela, force est de constater que ....
.......

Endormie. Je me suis endormie alors que j'écrivais cette note. Je suis totalement inapte à exposer le moindre raisonnement. J'essayais vainement de tenter un parallèle entre cette grippe que je viens de contracter et les complots internationaux qui connectent à la fois l'industrie pharmaceutique, le marché financier, l'économie capitaliste, l'armement, le mass-média, et par association d'idée, les dirigeants de ce monde c'est à dire les dynasties de familles milliardaires qui furent aux origines de notre système, donc également, la franc-maçonnerie et pour le haut du paniers, les ennemis number one, les mega bad motherfuckers : les illuminati, grands manitous aux pratiques secrètes occultes et puppet masters de la planète.
En gros, j'essayais d'expliquer que la poignée d'enculés qui sont responsables de la pire misère humaine, des énormes catastrophes humanitaires, du désastre écologique et des génocides, préparent actuellement le terrain pour un "nouvel ordre mondial" qui globaliserait la planète entière en un seul pays avec une seule armée et une seule religion à la gloire de Satan, "le rusé doyen" comme disait Baudelaire. Et ça commencerait par ça : une pseudo république, du "pain et des jeux" pour satisfaire des plaisirs immédiats, et la peur de tout et n'importe quoi. D'où la psychose médiatique orchestrée autour de H1N1, la putain de sa mère.
Non, ce n'est pas la fièvre qui me fait délirer. Je suis clouée au lit alors je me renseigne vu que j'ai que ça à foutre. Mais les médicaments ont des effets secondaires stupéfiants et m'empêchent de servir mes théories par la langue fleurie et dansante à laquelle je vous ai habitué. Donc je me tairai. Et j'irai dormir.

Conclusion : l'industrie pharmaceutique et tous les salauds que j'ai nommé ont gagné. Ils m'ont fermé ma grande gueule.

PS : renseignez-vous quand même ici : http://www.alterinfo.net/Illuminati,-francs-macons,-conspiration,-les-banques,-HAARP-et-plus-videos_a5298.html

mardi 8 septembre 2009

HELP

A l'aide.
...
Pas de réponse?
Je vois.
Répondez pas tous ensemble, ça va devenir gênant.
...
Ce serait bien que quand j'appelle au secours, il se ramène l'autre. Parce qu'il tarde sérieusement, ce gros con, qui est infoutu de me trouver sans GPS, MOA, la wife de sa life, bordel de merde. Ou alors, pas forcément LUI, quelqu'un d'autre.
Oui, mais pas n'importe qui.
Ah ben oui, elle est là la quiche : PAS N'IMPORTE QUEL CONNARD VENU.
Je cède. J'avoue : UNE seule partie de jambe en l'air de 10mn30 en missionnaire douche comprise en UN an, j'avoue, ça devient ridicule. Et ça commence franchement à atteindre mon amour propre, mon quotient émotionnel et ma santé mentale. Une fois en un an, mon Dieu, quel record! Je suis à fond là, j'ai un mojo de compétition.
Vous me direz, il me suffirait d'aller dans un rade avec un beau déguisement de grognasse et de rouler du croupion pour lever du gigot. Oui mais voilà : moi, monsieur, je veux pouvoir regarder un piniouf avec des étoiles dans les yeux et ça m'arrangerait également qu'il rappelle le lendemain pour me dire des mots gentils. Ou alors, il peut ne pas rappeler si ça lui chante, mais au moins qu'il ait l'extrême bonté de m'administrer 24h de câlins intensifs en mettant de côté ses interrogations existentielles ou ses constipations émotionnelles.
Sérieux, je pourrais le payer. Sérieux. Pour peu qu'il soit pas taré et qu'il sente comme j'aime, genre de bonnes phéromones bien compatibles avec mon métabolisme. Ce serait au poil.
Donc, euh... Au s'cours?
...
S'il vous plaît?
...
Quelqu'un?...
Venez, ou je pleure.
Et c'est très moche quand je chouine.
...
Pff.
En tout cas, le prochain qui va se laisser tenter, bon gré, mal gré, il va prendre cher. Très cher.

dimanche 6 septembre 2009

Mojo's gone

- T'attends quoi?
- Ben, j'attends.
- T'attends quelque chose? Quelqu'un?
- Les deux. Tout, j'attends tout.
- Et tu fais que ça, attendre?
- Non, je passe le temps pendant que j'attends.
- Je comprends. Le temps d'attendre que quelque chose arrive, faut bien le passer ce temps là.
- Pas vraiment, c'est surtout pour faire illusion que le temps durant lequel j'attends n'est pas totalement perdu. Donc je le perds pour le gagner, du coup.
- Tu le passes quoi...
- Ah non. Je le passe à personne. Je le laisse passer en y mettant des machins divers de manière à ce qu'il ait moins l'air con quand je le vois passer. Et toi, tu fais quoi?
- Ben j'attends.
- T'attends quoi?....

.....

Couille molle, petite bite, fille à papa bonne à se dorer son gros cul sur la côte d'azur. Petite princesse, madâââme la bourgeoise qui veut se faire passer pour une fille de la rue à tout son petit monde. T'écoutes La Rumeur, Body Count, Elliott Smith, Joni Mitchell et Prince. Du vrai son de petite bourge. Ca fait combien de temps que t'as pas regardé ce qu'il y a sur ton compte en banque? Tu veux pas hein? Ca te brûle la rétine tout cet argent que t'as pas gagné, que t'as pas mérité et que tu jettes par la fenêtre, que tu donnes à n'importe qui sans complexe. Et d'ailleurs quand tu bosses, tu gagnes quoi? Des clous, même pas l'équivalent de l'argent de poche de ton petit frère. Tu bosses pour te sentir exister. Alors que t'as même pas besoin d'exister car comme toutes les petites princesses, tu sers à rien. La société n'a pas besoin de toi. T'es même pas tributaire de l'état. T'es même pas fichée aux ASSEDIC. T'as une mutuelle qui te sers à rien. T'es que dalle dans la société. Petite princesse, seconde génération d'immigrés mutés en nouveaux bourgeois. Elle pue, ta race. Elle fait gerber ta religion. Elle fait honte ta "tribu culturelle", elle pourrit le monde. Alors, passes le temps, c'est ça, continues. Branles-toi sur tes rêves du siècle dernier, ils sont morts tes putains de rêves. Continues à faire croire que t'en as dans le ventre, que t'as des choses à dire, que t'as ton cerveau qui tourne. Ta langue s'agite dans le vent, ton cerveau tourne à vide, et toi, tu marches dans de la purée. Reste chez des darons, petite princesse, enterre-toi dans ton petit palais-crème et fais-y mariner tes élucubrations débiles. Tu pourrais crever dans ta tour sans que jamais le réel ne vienne te toucher. C'est bien. C'est ta place de petite bourgeoise branleuse, infoutue de gagner son pain, incapable de prendre le large. Vas lire Alice au pays des merveilles et ne viens pas la ramener avec tes humeurs ou tes métaphores. Tu prétends vouloir enseigner, mais regardes-toi. T'es QUI exactement pour enseigner? T'es QUI pour prétendre avoir un savoir théorique juste et fiable à transmettre? Tu sais rien. Tu sais pas aimer, tu sais pas souffrir, tu sais pas créer, tu sais pas t'énerver, tu sais pas penser, tu sais pas risquer.
Madâââme la bourgeoise. Petite bite. Couille molle.